Atelier : Crises de l’échelle architecturale et urbaine à l’ère du post-numérique : crises de la représentation ?

Personne de contact principale :
Damien CLAEYS
Architecte, Docteur en art de bâtir et urbanisme, Chargé de cours
Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme (UCL)
damien.claeys@uclouvain.be

Thème
Quand l’humain pose des actes de la vie quotidienne, il construit une conduite pour agir. Et quand l’architecte conçoit un projet d’architecture, il établit des stratégies de modélisation. Dans les deux cas, le processus passe inévitablement par la réduction de la complexité du réel pris en compte et par l’usage d’outils de représentation.
Par ailleurs, la science opère régulièrement des tactiques de simplification pour atteindre l’intelligibilité des phénomènes observés. La saisie du réel dépend donc de l’observateur, des outils d’observa-tion utilisés et des unités de mesure définies. Ces conditions instaurent des seuils perceptifs puisque l’observateur projette une succession d’états discontinus sur un phénomène à priori continu.
Confronté aux limites perceptives de la conscience, l’humain développe pour agir une configuration augmentée, évolutive et opérationnelle du réel. De là, pour le rendre intelligible, l’architecte struc-ture l’espace de conception à l’aide d’outils conceptuels tels que des échelles.
D’un côté, l’expression du réel mis à l’échelle à l’aide des outils de dessin traditionnels semble parfaitement objective, mais n’est-ce pas un mythe ? Surtout si le concept d’échelle est étendu à d’autres dimensions que la seule taille de représentation de l’édifice.
De l’autre, alors que l’usage des outils numériques est accusé (trop) facilement de provoquer une crise de l’échelle, ne faudrait-il pas en questionner sérieusement les (dés)avantages par rapport aux techniques traditionnelles ?
Au-delà de cette opposition (trop) binaire entre deux méthodes de représentation (analogique et numérique), les ruptures d’échelles au niveau de la représentation (inter)subjective du réel dans les processus de conception cachent des ruptures d’échelles matérielles, tectoniques et sociétales qu’elles provoquent doivent être étudiées. En effet, à l’ère du post-numérique, les TIC s’insèrent dans tous les versants de la vie privée et professionnelle, alors que des crises économiques, sociétales, politiques, environnementales et technologiques provoquent la mutation complète du monde dans lequel nous habitons.

Mots-clés :
architecture, urbanisme, conception, projet, dessin, numérique, digital, échelle, représentation, niveau, crise

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