Atelier : Blockchain et intelligence artificielle : des technologies de “rupture” ?

Contact : Anna Scius-Bertrand, anna.scius-bertrand(at)ephe.sorbonne.fr

Présidentes:

Danièle Bourcier, daniele.bourcier(at)cersa.cnrs.fr,
CERSA 10 rue Thénard 75005 Paris, Directrice de recherche au CNRS, CERSA, Université Paris 2.

Anna Scius-Bertrand, anna.scius-bertrand(at)ephe.sorbonne.fr,
EPHE 4-14 rue Ferrus 75014 Paris, doctorante contractuelle à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, rattachée au laboratoire Cognition Humaine et Artificielle. Son sujet de thèse porte sur les smart contracts

et leurs applications dans le domaine de l’énergie.

Résumé :
La blockchain est née suite à une crise de confiance vis à vis des institutions financières. La première forme de blockchain a été le Bitcoin, monnaie virtuelle utilisant des algorithmes cryptographiques pour sécuriser les transactions.
A l’origine la blockchain, publique, prétendait apporter des solutions à travers trois caractéristiques :
● La décentralisation : puisque toutes les transactions sont initialisées par les internautes.
● La transparence : tout le monde peut consulter les transactions.
● La sécurisation : toutes les preuves des transactions sont enregistrées et non modifiables sous certaines conditions.
Aujourd’hui la blockchain s’est étendue à d’autre domaines: assurance, énergie, éducation, notariat… Les utilisations peuvent être l’horodatage de données, la certification de transactions ou encore l’exécution de smart contracts. Mais peu d’applications dans le
monde réel et en grandeur nature ont été implémentées. Pourtant on les dote d’un pouvoir presque magique et les limites éthiques et juridiques ont déjà été soulignées notamment pour les smart contracts.
De même, l’Intelligence artificielle et la décision algorithmique connaissent un renouveau spectaculaire avec l’augmentation de la vitesse et de la puissance de calcul ainsi qu’avec l’explosion du Big data. Des applications commencent à se développer dans tous les champs disciplinaires (LEGALTECH, Medecine, organisation, …). Leurs avantages ne sont pas bien définis (productivité, rapidité …) et en revanche on brandit la menace d’une robotisation de la société qui viendrait creuser le chômage.
Ces technologies répondent-elles aux demandes de la crise de confiance ? Leurs expérimentations suscitent de nombreuses craintes sur leur utilisation. Quelles sont les limites de ces technologies ? A quels types de risque peuvent-elles répondre ? Quels sont
les risques qu’elles peuvent générer?
Ce workshop a pour objectif de réfléchir au fondement et aux limites de la blockchain et de l’intelligence artificielle, à partir de cas, au moment où se développent des projets qui ne définissent ni les impacts de ces applications , ni les limites éthiques.

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